Moissons 2020 #1 : état des lieux

La météo n’a pas été des plus clémentes avec les cultures d’hiver cette année. La pluviométrie excessive de cet hiver, la sécheresse du printemps et les températures échaudantes subies dans certains bassins de production en fin de cycle laissent présager des rendements inférieurs à la moyenne des dernières années.

Des cultures d’hiver en assez mauvaises conditions

D’après le rapport hebdomadaire Céré’Obs de FranceAgriMer la proportion des blés considérés en bonnes ou très bonnes conditions a stagné pendant des semaines au niveau le plus bas observé depuis 2011. La semaine du 23 juin seulement 56 % des blés tendres, 62% des blés durs et 50 % des orges d’hiver étaient considérés en bonnes à très bonnes conditions contre respectivement 75 %, 70 % et 73 % l’année dernière.

Selon Vincent Braak, analyste marché des matières premières agricoles chez Tallage SAS, interviewé par Charles Baudart et Gabriel Omnès journalistes pour la revue Réussir Grandes Cultures, si certaines régions pourront compenser les mauvais rendements, il y a des régions comme la Bourgogne ou certaines zones de la région Centre pour lesquelles c’est très mal engagé et ce notamment à cause des températures échaudantes ayant pénalisé le remplissage des grains et donc le poids spécifique de ces derniers.

Pour en savoir plus sur l’impact d’un stress hydrique sur vos céréales d’hiver nous vous conseillons l’article suivant de Arvalis-Institut du végétal : accéder à l’article.

Une production française de blé tendre pénalisée

Les faibles rendements prévus dans un grand nombre de situations, associés à la baisse significative des surfaces ayant pu être semées (-8,3% par rapport à 2019, source Agreste au 1er juin 2020) impactent la production française de blé tendre. Elle pourrait venir se classer juste derrière 2016, au rang des pires récoltes de la dernière décennie. Par conséquent, cette année il sera d’autant plus important de veiller à ne pas avoir de pertes de stock et de veiller à éviter tout phénomène de dépréciation de la qualité des grains pendant leur stockage.

Limitez les pertes au stockage

Une gestion manuelle de la ventilation retarde l’abaissement de la température des grains comparée à un système de pilotage automatique de la ventilation. Outre le manque de disponibilité, l’oubli et le manque d’informations sur les créneaux de ventilation disponibles en est pour beaucoup dans le manque d’efficacité de la ventilation. Or les grains tant qu’ils sont chauds, respirent. Cette activité respiratoire entraîne leur dégradation :  perte d’amidon, oxydation, réduction du poids spécifique, brunissement, dégradation des protéines, baisse du pouvoir germinatif, détérioration de la valeur alimentaire, acidification des matières grasses, etc.

Pour vous donner des exemples: un grain de blé à 30°C et à 22% d’humidité pendant une semaine perd 1,4% de son poids tandis qu’un grain de maïs non séché perd près de 3% de son poids par jour si la température du grain monte à 50°C.

Gardez le contrôle de votre ventilation

Il est donc impératif que vous contrôliez votre ventilation et que vous atteignez plus rapidement vos paliers cette année et que vous ne manquiez pas un créneau de ventilation lorsqu’il s’en présente un. Vous éviterez ainsi les problèmes de rupture de conservation ainsi que les phénomènes de freintes et de dépréciation de la qualité sanitaire et technologique de vos grains.

Si le type de sol, la date de semis, la pluviométrie et les températures auront un impact inévitable sur vos rendements, ne laissez rien d’autre que vous décider du sort de vos grains après la moisson. Optez donc pour plus de sécurité et de sérénité après cette campagne plutôt stressante et reprenez le contrôle avec le PACK SÉRÉNITÉ de FarmViz qui vous rappelle et vous informe quand ventiler afin que vous puissiez sécuriser vos stockages et vos revenus.

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